Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 11:57

http://riofavela.wordpress.com/

Par Soumia la carioca - Publié dans : Favela - Communauté : Carnets-de-voyages
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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 20:47

Bonjour! Ce blog va être fermé tres prochainement.

Un second blog est déjà crée pour le remplacer: http://riofavela.wordpress.com

"RioFavela est un blog qui tente d’appréhender un phénomène urbain complexe du paysage carioca: la favela. Il traite de cet objet sous plusieurs aspects: historiques, sociologiques, économiques, politiques, urbanistiques, géographiques et culturels. Cette réflexion portera de façon plus approfondie sur la favela de Cantagalo où j’ai réalisé une étude de terrain pendant plusieurs mois."

Plusieurs artciles ont déjà été postés:

- RJ: une ville segmentée

- Les favelas de Rio de Janeiro aujourd'hui: localisation et chiffres

- La favela et son mythe d'origine

- Cantagalo, une favela au coeur des attractions touristiques de la ville de Rio

Par Soumia la carioca - Publié dans : Favela
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Mercredi 18 mai 2011 3 18 /05 /Mai /2011 23:25

http://www.ina.fr/video/CPF04007112/carnaval-de-rio.fr.html

 

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Par Soumia la carioca - Publié dans : Samba et carnaval - Communauté : Carnets-de-voyages
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Mercredi 18 mai 2011 3 18 /05 /Mai /2011 22:59

http://www.ina.fr/video/CPF04007161/ecole-de-samba.fr.html

 

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Par Soumia la carioca - Publié dans : Samba et carnaval - Communauté : Carnets-de-voyages
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Mercredi 8 décembre 2010 3 08 /12 /Déc /2010 15:49

Vous avez été nombreux à me demander ce qu’il se passait à Rio ces derniers jours, rien de mieux qu’un article pour expliquer ce que les journaux français n’ont fait qu’effleurer. L’article est un peu long, impossible de faire plus court mais ça vaut le coup de le lire jusqu’au bout !

 

La médiatisation des événements a été mondiale vue les gros moyens utilisés par l’Etat de Rio et la préfecture afin de maitriser la situation. En France, on a parlé de « guerre civile », il faut préciser tout de même que les civils concernés par cette guerre sont exclusivement les habitants pauvres de la ville, les quartiers riches sont restés calmes et paisibles.

 

Venons-en aux faits. Dans l’après-midi du 21 Novembre une série d’attaques est recensée sur l’ensemble du territoire carioca : des hommes armés plus ou moins violents prennent d’asseau des bus municipaux, des vans et voitures pour y mettre le feu. Les trafiquants vont jusqu’à mitrailler un véhicule officiel de l’aéronautique. En une semaine, 180 véhicules sont incendiés dans plusieurs zones de la ville : le Centre, Copacabana, l’Avenue Brasil, Rio Comprido… La panique, alimentée très largement par la sur-médiatisation des événements, s’empare des habitants. On évite de sortir le soir, les commerces ferment leurs portes plus tôt, l’effectif des bus en circulation diminue, mes deux collègues de travail dans la favela de Cantagalo décident d’annuler notre visite, l’école de samba Rocinha reporte son bal du samedi soir…

 

25 nov Bus brulé Rio Comprido Photo AP  26 nov Vila Cruzeiro Photo AFP

 25 novembre, Bus incendié à Rio Comprido

Photo AP

Favela Vila Cruzeiro

Photo AFP

 

Les journalistes soutiennent la thèse des pouvoirs publics selon laquelle ces attaques seraient une réaction désespérée des trafiquants à l’encontre de la politique de pacification des favelas. Ce programme phare du gouvernement Cabral a pour objectif de mettre en place des Unités de Police de Pacification permanentes dans les favelas et ainsi de réduire l’emprise territoriale des gangs.

 

La réaction des pouvoirs publics ne se fait pas attendre. Les policiers découvrent grâce à des lettres et écoutes téléphoniques que les attaques sont commanditées par des trafiquants incarcérés dans la prison de Bangu à Rio. Le transfert des prisonniers vers d’autres prisons à l’extérieur de l’état de Rio est décidé et peu de temps après les épouses et avocats des trafiquants sont accusés de complicité et incarcérés. Les actions armées débutent avec la favela de Jacarezinho. C’est ensuite la favela Vila Cruzeiro à Penha, le 25 novembre, qui est la cible des forces armées. Les journalistes sont sur le qui-vive, depuis un hélicoptère d’une chaine télévisée brésilienne, la fuite des trafiquants de la favela Vila Cruzeiro vers la forêt est retransmise en directe. Les images sont édifiantes : 100 ?, 200 ?, trafiquants quittent la favela, à pied, en moto, en van, armés jusqu’aux dents, des sacs à dos pleins à craquer de munitions. Ils fuient donc par la forêt vers le Complexo do Alemão ou va se jouer le troisième temps de cette pièce tragique, suivie en directe par des centaines de milliers de téléspectateurs.

 

Chemin de la fuite Vila Cruzeiro Photo Reinaldo MarquesTer  26 Nov Complexo do Alemão Foto AFP

 Vila Cruzeiro, le chemin de la fuite

Photo: Reinaldo Marques-Terra

 Complexo do Alemão

Photo: AFP

 

Les pouvoirs publics promettent de ne pas s’arrêter là. Tous les cariocas sont en attente d’une action dans le Complexo do Alemão, refuge des trafiquants de drogue délogés de leur favela par les UPPs et par les différentes actions armées à Jacarezinho et Vila Cruzeiro, ils seraient environ 600 à s’y cacher. Conscients de cette expectative, les pouvoirs publics décident de sortir l’artillerie lourde. Une action conjointe entre les différentes forces armées est décidée.

 

Ainsi, le 26 novembre, la police militaire, civile, fédérale, l’armée et le Bope organisent un véritable siège du Complexo do Alemão, cette conurbation de favelas où vivent environ 400 000 cariocas. Ils prennent le contrôle de toutes ses voies d’accès afin d’éviter toute fugue de trafiquants et créent un véritable climat de terreur qui inquiète les habitants de la région. Le complexe est alors encerclé de milliers d’hommes armés et de chars de guerre, appuyés par plusieurs hélicoptères, un véritable film d’action à la hollywoodienne ne va pas tarder à se jouer. Les habitants du complexe ont peur, dans ce genre d’attaque la mort de civils par balle perdue est très fréquente, nombreux sont ceux qui décident de quitter leur maison pour se refugier chez un parent. Tâche difficile pour les policiers que de reconnaitre un habitant honnête qui souhaite sortir du complexe d’un trafiquant. Les fuites ratées sont relayées par les médias comme par exemple celle de présumés trafiquants déguisés en évangélistes la bible à la main ou celle d’un trafiquant tentant de dissimuler son identité grâce à une perruque et des lunettes de soleil. Tous les jeunes hommes tentant de quitter le complexe sans papiers d’identité sont automatiquement suspectés et envoyés au poste de police.

 

Le 27 novembre, le chef de la police militaire lance un ultimatum qui court jusqu’à 17h et prie les trafiquants de se rendre « parce qu’après la prise d’asseau, les choses vont être beaucoup plus compliquées ». Les assassinas de trafiquants lors d’opérations armées dans les favelas est monnaie courante. Malgré les mises en garde, rares sont les trafiquants qui se rendent.

 

Après 17h, un climat de tension se fait sentir, l’attaque peut commencer à n’importe quel moment. A Rio toutes les télévisions des commerces, bars, restaurants retransmettent les événements du Complexo do Alemão et les cariocas ne parlent que de ça, on craint le bain de sang. Les journalistes postés aux côté des forces armés attendent avec impatience le passage à l’action la nuit entière.

 

25 nov Chars de combat de la troupe de marine Vila Cruzeir  27 nov Complexo do Alemaão Photo Reinaldo Marques Terra

 Blindés de la marine, Vila Cruzeiro

Photo:AFP

 27 novenbre, Complexo do Alemão

Photo: Reinaldo Marques-Terra

 

Ce n’est que le lendemain à 8 heures que les hommes du Bope font leur entrée dans le complexe. C’est dans un lieu désert et d’un calme inquiétant qu’ils vont progresser étape par étape. Très peu de tirs sont échangés à la grande déception des télévisions brésiliennes friandes d’images choques et ce ne sont que quelques dizaines de présumés trafiquants qui sont arrêtés ! Mais où sont les 600 trafiquants retranchés dans le complexe dont on a tant entendu parler ? C’est simple, ils ont tout simplement fui sous les pieds des milliers de policiers… par le réseau d’égouts souterrains ! Si ça ce n’est pas digne d’un film hollywoodien !

 

Au lieu de préparer un plan d’attaque sérieux et d’étudier calmement le contexte urbain du Complexe do Alemão, les pouvoir publiques ont cédé aux médias et à l’opinion publique qui voulait une action urgente et rapide. Dans l’histoire, le gouverneur de Rio a tout de même reçu les félicitations du comité des Jeux Olympiques pour la « parfaite maitrise de la situation dont ont fait preuve les pouvoirs publiques », la blague !

 

Les égouts de la fuite Photo Reinaldo Silva-Terra  27 nov Photographe Photo Sergio Moaes-Reuters

 Les trafiquants fuient par le réseau d'égouts souterrains

Photo: Photo Reinaldo Silva-Terra

 Photographe, Complexo do Alemão

Photo: Sergio Moaes-Reuters

 

Dans toute cette couverture médiatique, un grand absent : le consommateur de drogue. On ne parle pas une seule fois à la télévision de celui qui achète et qui créent la demande de stupéfiants : l’étudiant de philo cool qui vit dans l’appartement de ses parents à Ipanema avec gardien à l’entrée et qui aime bien fumer son joint entre potes autour d’une bière, le journaliste stressé qui a besoin de sa petite dose de cocaïne pour être au top quand on lui demande de travailler jusqu’à très tard le soir… « Un joint ça ne fait de mal à personne », on l’entend souvent cette phrase, facile de fermer les yeux quand on n’est pas contraint d’en subir les conséquences tous les jours en bas de chez soi. A la suite de la prise de contrôle de ces différentes favelas ce sont 34,194 tonnes de drogues qui ont été appréhendées dont 33,8 tonnes marijuanas ! Les consommateurs qui entretiennent ce trafic sont essentiellement issus des classes moyennes et aisées, les mêmes classes qui se barricadent dans des immeubles protégés de grilles, digicodes et gardiens à l’entrée. Le grand perdant dans cette l’histoire : le trafiquant, qui a une espérance de vie très faible et les habitants des favelas qui subissent les violences des trafiquants et de la police. A quand la fin de l’hypocrisie ? Pas pour demain visiblement !

 

La magistrate Kenarik Boujikian Felippe qualifie les opérations militaires de véritable « mascarade », « ceux que l’on rencontre en prison ce sont les petits, si l’on veut un effet réel, il est nécessaire de combattre ceux qui sont en haut de la pyramide. Ceux qui sont en bas sont substituables ».

On a également que très peu parlé de la corruption au sein de la police car tout ce commerce lucratif reçoit l’aval de centaines de policiers corrompus qui ferment les yeux sur le trafic et participent à la vente d’armes aux différents gangs et milices pour arrondir les fins de mois.

 

La question que tout le monde se pose maintenant c’est où sont allés ces centaines de trafiquants ! La réponse est simple : dans d’autres favelas de Rio, sans oublier celles qui ont été pacifiées. A Cantagalo, la favela où je réalise ma recherche de master, il y en a quelques uns alors que le lieu est « contrôlé » par une UPP. En gros c’est un peu l’histoire du chat et de la souris, lors de la pacification de Cantagalo de nombreux trafiquants sont allés se réfugier dans le Complexo do Alemão et maintenant que la police a vidé le complexe, c’est Cantagalo qui devient une nouvelle terre d’asile.

 

Violences-a-Rio-fin-novembre Violences-a-Rio-fin-novembre

 

Sources: http://www.jb.com.br/rio/ ; http://www.terra.com.br/portal/

 

Par Soumia la carioca - Publié dans : Rio - Communauté : Carnets-de-voyages
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PRESENTATION

  • : Rio de janeiro, samba, favelas et carnaval
  • Rio de janeiro, samba, favelas et carnaval
  • : Un blog pour faire part de mon séjour de 6 mois à Rio pour ceux qui, restés en France, ont envie de partager mon expérience. Le 1er objectif de mon séjour ici, un mémoire de recherche sur les politiques d’urbanisation des favelas de la préfecture de Rio, le 2ème la musique. Je ne vais pas tenir un carnet de bord de mes journées passées ici mais plutôt aborder des sujets qui me tiennent à cœur comme la musique, l’urbanisme, la vie quotidienne ou des choses qui m’ont frappée, étonnée, choquée…
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